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itineraire-periurbain

Vendredi 5 novembre 2004

Je suis un ange spatial au regard aigu, mes fibres encerclées réfutent la psychée, aux grandes épopées remplacent la lumière, d'une chanson défenestrée au rigueur passagère. Journée de la guerre, troisième quart temps, histoire de faire autrement, nous irons en dehors de la girouette, rire et mourir, pleurer sans cesse au devant des hivers inventés.

Arafat est mort, non il est vivant, il est mort, non non, je vous assure qu'il vit encore, il dort, c'est un grand dormeur. Faisons comme s'il était mort voulez vous, enterrons le avant l'aube.

Par philippe U
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Mercredi 1 décembre 2004

Le texte suivant a circulé sur la toile :

"Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. Incroyable, non ?"

On réussit évidemment tous à le lire. Ca vient de Cambridge, c'est du sérieux. Néanmoins, je fus sceptique : si l'affirmation du texte est vraie, cela signifie qu'il est possible de comprendre n'importe quel texte satisfaisant aux règles citées. J'ai donc décidé de fabriquer un petit texte cohérent dans lequel les 1ere et derniere lettres de chaque mot sont à sa place. Cependant, pour corser l'affaire, j'ai évité les mots trops courts et j'ai fortement touillé les lettres intérieures. Voici le résultat :

"degansenumeret estaulisbons, cartines elagacires
ubinars edengnernt dicteronstus cmome lioness
isbiverresels des alippares ouleciras"

Les quelques cobayes sur lesquels j'ai testé ce texte-ci se sont trouvés fort dépourvus. Si quelqu'un réussit à le lire directement, sans décrypter chaque mot, je lui tire un sacré coup de chapeau.

En réfléchissant un minimum, on comprend vite que l'exercice est ardu. Tout d'abord parceque plusieurs mots peuvent être possibles dans certains cas, et il est facile de corser le tout en mettant des pluriels partout par exemple, les "S" jouant le rôle de perturbateurs.

BREF, l'affirmation est fausse dans mon exemple, nous en concluerons qu'elle ne vaut pas un clou.

Par philippe U
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Dimanche 5 décembre 2004

Bien souvent, l'être humain social est confronté à la nécessité de faire des choix, d'expliciter ses motivations, de prouver ses préférences. Bien souvent, pour éviter des définitions farfelues, un simple petit tableau suffit à nous caractériser, un tableau à deux cases : dans l'une : ce que l'on aime, dans l'autre ce que l'on n'aime pas. Bien souvent, on retrouve ceci :

J'aime : les gens sincères.

J'aime pas : les hypocrites.

Et une phrase pour corroborer ces témoignages : je suis quelqu'un de franc, je suis une personne vraie et entière. Il semblerait que la France soit franche, au bucher les hypocrites. 

Et bien moi je dis stop !! pourquoi l'hypocrisie est-elle considérer comme le pire des défauts ? Pourquoi est-ce un défaut ? N'est ce pas faire preuve d'humanité dans le sens le plus noble du terme que de ménager ces concitoyens par des petits mensonges en forme de caresse (- Tu trouves que je chante bien ? - Ah, oui, je suis épaté). La franchise au contraire, ne ménage pas, elle est décontextualisé, quelque soit la situation, les interlocuteurs en présence ou le lieu, la personne franche va "dire ce qu'elle pense" au mépris de tout ce pour quoi l'être humain s'est civilisé. Car la pensée est intime, elle autorise tout, la parole en revanche s'exprime dans une situation, une pragmatique, un ici et maintenant qu'il est primordial de respecter. Par ailleurs, si la franchise consiste à rapprocher au plus près la pensée et la parole, on pourra affirmer sans crainte qu'elle est absolument impossible : la pensée va au delà des mots contrairement à la parole qui s'exerce dans le cadre d'un vocabulaire restreint. Les arguments confortant ce point de vue pullulent tel que.. heu... des fourmis (qui pulluleraient).

Pour en savoir plus : la civilisation parlée de Pierre Tremblay.

 

 

Par philippe U
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Lundi 6 décembre 2004

Les articles sont à l'envers, quand j'écris la suite d'un article, il se met devant l'autre et pas à la suite comme toute bonne suite qui se respecte. Du coup, je suis forcé de commencer mes articles par la fin des histoires pour qu'ensuite elles apparaissent dans l'ordre chronologique. C'est anti productif, car je suis un artiste raisonné, je ne fais pas dans le tohu bohu difforme, j'ai besoin de rationnalité : mes débuts sont de vrais débuts qui exigent d'être placés au début. Mes milieux à leurs justes milieux et ainsi de suite. J'ai remarqué que beaucoup d'autres artistes-internautes subissent également ce retournement de situation.  C'est pourquoi je me propose d'être le porte-drapeau d'un mouvement contestataire qui va débuter par une pétition.

Premier signataire et chef de file : Philippe U, s'inscrit en faux et porte réclamation contre les blogs à l'envers.

PS : Je n'autorise pas les commentaires pour cet article : je ne voudrais pas que le mouvement prenne trop d'ampleur et risque d'embarrasser les administrateurs de ce site.

 

 

Par philippe U
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Mercredi 8 décembre 2004

Je me rappelle mon enfance malheureuse. Ce petit appartement dans ce quartier sans histoire, ces après-midi à n'attendre personne à ma fenêtre. J'étais une petite fille triste qui espérait. Je me rappelle les dimanches quand mon père venait et il portait une petite boîte de bonbons, je montais dans sa voiture, je ne l'écoutais pas en regardant ma mère à travers la vitre. Chaque dimanche, j'étais certaine qu'il m'enlevait pour toujours, à l'étranger, on prenait l'autoroute, on traversait des villages, des forêts, où allions nous, toujours au même endroit, le même appartement un peu plus grand, dans un quartier autre part. Mon autre maman me serrait fort dans ses bras et j'avais toujours envie de pleurer en la voyant. Je pensais qu'elle allait remplacer ma vraie maman pour de bon. J'avais envie de pleurer. Alors j'allais dans une chambre avec une autre petite fille qui parlait tout le temps et qui riait, on nous enfermait là, toutes les deux ; la petite fille qui riait parcequ'elle ne savait rien, et moi qui ne pleurait toujours pas. Elle ne savait pas qu'en grandissant, elle ne rirait plus, qu'elle aurait envie de pleurer, qu'il faudrait se retenir pour toujours.

Rah ! les emmerdeurs !

 

Par philippe U
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Mercredi 15 décembre 2004

J'ai pris quelques fois le train, notamment le TGV. Généralement, je me prémunis contre l'horrible ennui grâce à un attirail spécifique : des livres, magasines, une bouteille d'eau VITTEL de 50 cl achetée 1,50 euro dans un distributeur automatique, mon téléphone portable Sony-Ericsson, mon baladeur MP3 Archos. J'envisage mes voyages sur rail sous l'angle de la culture. Seulement, lorsque le train démarre, au bout de 5 minutes de balancement, de tchac à tchac, tchac à tchac, je suis envahi d'une profonde lassitude qui me contraint à fermer mes livres : j'ai envie de dormir ! Alors des considérations stratégiques me tiraillent ; selon la position de mon siège et mon emplacement dans la rame, mes tentatives narcotiques seront vaines ou fructueuses.

Considérant un voyage en seconde classe dans un TGV normal (pas un Duplex) bondé, voici donc les places à éviter :

- dans un carré (les places à 4 autour d'une sympathique petite table), il faut ici s'équiper de protection aux genous et aux pieds.

- côté couloir, le voisin côté fenêtre se lève toutes les 5 minutes, et à chaque fois que quelqu'un traverse la rame, on se prend un bout de manteau dans la figure, un coup de coude dans l'épaule, etc... De plus, on peut difficilement positionner confortablement sa tête pour dormir.

- côté couloir, à l'extrémité de la rame, avec la porte donnant sur le bar immédiatement dans le dos. Comment ne pas devenir fou quand une porte s'ouvre 10 000 fois par heure à 5 cm de son oreille ?

 

 

Par philippe U
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Mercredi 15 décembre 2004

Comment se déplace Tarzan dans sa jungle ? Sur chaque branche, des lianes préalablement et soigneusement positionnées par des intermittants lui permettent de se balancer d'un arbre à l'autre - pas comme les singes qui eux, n'ont aucun intermittant à disposition. Sur le net, nous sommes des tarzans en puissance, et voici les branches sur lesquelles j'ai poussé quelques OYYOOOOYYYOOOOOOO cette après midi :

http://klimperei.over-blog.com/ d'ici j'ai sauté là : http://bartlebooth.blogs.com/bartlebooth/ me suis aperçu que je connaissais, me suis reposé avant d'arriver là http://cel.over-blog.com/ .

tout est si petit.

 

 

Par philippe U
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Mercredi 15 décembre 2004

On ne la mange pas la calebasse, à travers rien tapant très fort, par dessus des coquillages. Refléchissons sur balafon comme tambour et sonailles avec l'udu dans de l'eau. Conversion réduite d'une gita branlante, trois bruits en shékéré pour suivre les embruns, tout autour du bois de mai. Deuxième façon de démarrer. Il manque le djembé.

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Quatre tracts à travers rien, par dessus le balcon. Histoire d'une politique qui étanche quand on pense, avec le papier comme aspirateur et sans obturateur. Offerte à la volée jusqu'au trottoir en sable espérant décocher les allées dans la tête, rectanguleuses, frottées, assoupies par millions depuis quelques vertébres. Pourquoi dansant d'une rive l'autre sur les trottoirs en sable les pannes aérées se regardent ? Homogènes à sous comme transpirent la banque des nuées, des nuées, assez pour tomber, se blessent et font la moue sous pierre, sous verre (s'ouvre). Flambée des vagues ivresse au coeur encore loin.

 

Par philippe U
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Jeudi 16 décembre 2004

-Eglise ou cerise ? - Eglise ! Kirche ! -Et cerise ? C'est kirche ? -Non, c'est kirsche ! -kirche ? -kirsche, c'est différent - j'y arrive pas, j'ai jamais réussi...

2 minutes passent…

-la ponctualité, pour moi, c’est important –c’est une question d’éducation –de respect surtout, c’est le respect de l’autre, quelqu’un qui arrive en retard… -dans ma famille, on est éduqué pour être ponctuel, je suis d’origine allemande –ah les allemands sont ponctuels, mais ils mangent beaucoup de charcuterie –ça dépend les allemands, en tout…y a rien de plus énervant que quand… que quelqu’un en retard, et la plup.. et souvent ils s’excusent pas.

 

 

-On est arrêté en plein milieu de la voie ! –encore, y a toujours du retard avec la sncf –la dernière fois, 2 heures qu’on a été bloqué à Avignon  -vous avez été remboursé au moins ? –non ! enfin oui, un peu, je sais plus, mais c’est inadmissible tant de retard, on paye, et on est en retard, si au moins i nous prévenaient – on n’est pas informé –où est le contrôleur, je vais lui demander pourquoi on s’arrête… j’ai une correspondance à Valence – ah oui, je descend à Valence aussi, mais mon fils vient me chercher – Vous êtes de Perpignan ? – J’habite à côté, à Argelès –Ah, moi je suis de Grenoble, c’est pas le même climat –I neige à Grenoble –Oui –A Argelès, i neige pas, presque jamais.

 

 

Maternelle :

Cyril : il fait froid

Rémy : c’est pasqu’y a du vent

Bruno : Y a le mistral qui souffle

Sophie : i fait courir les feuilles par terre… i fait …

Bruno : même, il arrache les branches, quand c’est la tempête, à la télé

Rémy : quand on marche, i nous emporte, le vent !

Pierre : les garçons s’envolent !! whou…ou ou

Cyril : Non, pas les garçons !

Philippe : moi, le vent, moi, quand j’allais à l’école ce matin, il m’a poussé

Cécile : i t’a fait tomber ?

Philippe : i m’a poussé, jusqu’à l’école

Sandrine : i nous pousse avec ses mains, le vent

Frédéric : il court le vent, i m’attrape

Philippe : moi le vent, il me fait courir vite, comme un champion !

Pierre : tu cours, tu cours et tu t’envoles

David : ouais

 

 

Par philippe U
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Jeudi 16 décembre 2004

 

A bruxelles

Par philippe U
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