C'est l'an nouveau qui se réveille. Ma fille se réveille. Elle dit trois mots. Incompréhensibles. Je l'y prends à
s'exprimer sans aucun sens, du derrière et devant, la bouche retournée, les lèvres effleurées, tu dis n'importe quoi ma fille, tu ne dors pourtant point. Elle me regarde outrée, son père menace,
c'est moi son père. Des doigts elle gratte un nez qui s'impatiente, puis qui s'éternue, qui se plisse, s'hérisse, s'étonne. Puis son regard erre, s'évade, pour se fixer sur n'importe quoi. Encore
du n'importe quoi, je ne comprends décidémment pas ce qui intéresse ma fille. Je crois pourtant qu'elle veut s'asseoir, je fais semblant d'être sûr de moi. Oui, elle veut s'asseoir, je le sais
c'est ma fille, je la connais. Alors assise. Et maintenant. Maintenant rien, son regard erre, se fixe, sur moi. Je grimace. Elle s'en fout. Je lui tends une cuillère, ou un stylo, n'importe quoi,
et ses bras se tendent, les deux. On croirait un mort-vivant marchant, stupidement comme ils savent le faire, les bras en avant, tendus vers rien. Ma fille les tend vers quelque chose, ce qui me
fait penser qu'elle est bien vivante, que je ne suis pas le seul à la voir. Alors elle l'attrape cette cuillère, presque, le temps d'oublier qu'elle tient quelque chose, le temps de la faire
tomber, le temps de dire "papa". Tout ça pour que je la ramasse, sa cuillère.
- guisons de retenue sur le déguisement blanchâtre
en tête à queue de la métisse désannelée par l'Amérique
qui tique au soir d'où les brancards dépenchés pleins de my baby
quelle canaille creva l'écume et tu croiras qu'on la discourt
pour moi décapé au dévisé , en pic à coeur, en plein , c'est ce regard
ce vue qui chaude, transpire dans le creux ,
liez ces vies du levant l'éternel saura que tard il en voudra pour soi, il le saura d'avoir oter,
ceci mérite-t-il châtiment, changeons-la.
Cette après-midi, vers 16h40 heure locale, en centre ville, j'ai vu un petit nain en trottinette.
Par Philippe U
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Samba de jour toujours, agrémentée sans contrôle par les sursauts surfaits de trente mous posés là en guimauve. Ecartées les horaires valeureuses Molle s’enchaîne à son gousset, par les hanches ces vallées blanches, rondes et ferrées un régal immaculé. Point ? un autre homme vin additionné de whisky Single Molle et lui dansent seul, repensant les Highlands faisant majuscule les moindres souvenirs, de ce nord pluvieux et vert le bonheur, de ces accents des couronnes, de ces paysans des rois, et d’eux des Brésiliens, Molle en samba dans tous les paragraphes. Et des épitaphes leurs vœux. Nous voulons pour elle un peu de tout, et le reste. C’est l’histoire de Molle qui m’a fait et que je veux voir grandir, c’est d’elle que je me raconte les demains, c’est un peu elle. Jeune fille si tu savais que je pars perdu comme annexé à cette dimension réagirais-tu ? En musique sans complexe et je t’entends déjà. Tous tes mots commenceraient par « re » regain, recommencer, revenir, renier, regret, mais tu parles mal quand tu chantes, toi Molle. Tu parles en diamant brut, déminé, non désiré, ne parle plus.
Par Philippe U
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Vendredi 1 septembre 2006
Ce soir, c'est la reprise du World Poker Tour sur Canal+. C'est une sacré bonne nouvelle.
Par philippe U
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Aux angles d’un visage elle griffonne ses pères
Avare d’écoute les oreilles froides MA s’enchaîne de mots
MA contrainte d’épiée se regarde dans nos yeux,
se parle à nous, se réfléchit
Et du miroir devenu je me brille d’elle
Qui s’éparpille, en chevrotine, en virgule, vapeur.
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Par Philippe U
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