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Samedi 31 janvier 2009
Que trois virgules suffisent au vent
Que notre sang s'efface en blanc
Elles disparaîtront sans sélection
Et les mots creux se démodant
Le souvenir crachera sur l'âge, parions
Que mes belles , au plus quelques dizaines
Ou mieux elles se souviennent autant
Des saisons sous la chaleur des drapeaux que des oligo-s
Qu'elles s'en souviendront même si le temps, et ses membres lâches
attisera leur haine, forcera leurs tympans, par quelques frictions, appuiera sur
Off, éteint.



- Publié dans : Claustrophobie
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Vendredi 2 janvier 2009
C'est l'an nouveau qui se réveille. Ma fille se réveille. Elle dit trois mots. Incompréhensibles. Je l'y prends à s'exprimer sans aucun sens, du derrière et devant, la bouche retournée, les lèvres effleurées, tu dis n'importe quoi ma fille, tu ne dors pourtant point. Elle me regarde outrée, son père menace, c'est moi son père. Des doigts elle gratte un nez qui s'impatiente, puis qui s'éternue, qui se plisse, s'hérisse, s'étonne. Puis son regard erre, s'évade, pour se fixer sur n'importe quoi. Encore du n'importe quoi, je ne comprends décidémment pas ce qui intéresse ma fille. Je crois pourtant qu'elle veut s'asseoir, je fais semblant d'être sûr de moi. Oui, elle veut s'asseoir, je le sais c'est ma fille, je la connais. Alors assise. Et maintenant. Maintenant rien, son regard erre, se fixe, sur moi. Je grimace. Elle s'en fout. Je lui tends une cuillère, ou un stylo, n'importe quoi, et ses bras se tendent, les deux. On croirait un mort-vivant marchant, stupidement comme ils savent le faire, les bras en avant, tendus vers rien. Ma fille les tend vers quelque chose, ce qui me fait penser qu'elle est bien vivante, que je ne suis pas le seul à la voir. Alors elle l'attrape cette cuillère, presque, le temps d'oublier qu'elle tient quelque chose, le temps de la faire tomber, le temps de dire "papa". Tout ça pour que je la ramasse, sa cuillère.
- Publié dans : Claustrophobie
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Lundi 15 décembre 2008
Nappages de chair, les sangs enlassés, les peaux s'éveillent
s'emploient au toucher, se balancent serrés, et n'y pensez pas, du fruit des nuées,
une éternelle prêtée, empruntée à l'honneur, à l'affaire dispensée, le titre evidé(e), en -ée
la virgule prête, j'y ai dépensée, presque ma ligne

- Publié dans : Claustrophobie
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Jeudi 11 décembre 2008
- guisons de retenue sur le déguisement blanchâtre
en tête à queue de la métisse désannelée par l'Amérique
qui tique au soir d'où les brancards dépenchés pleins de my  baby
quelle canaille creva l'écume et tu croiras qu'on la discourt
pour moi décapé au dévisé , en pic à coeur, en plein , c'est ce regard
ce vue qui chaude, transpire dans le creux ,
liez ces vies du levant l'éternel saura que tard il en voudra pour soi, il le saura d'avoir oter,
ceci mérite-t-il châtiment, changeons-la.


- Publié dans : itineraire-periurbain
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Jeudi 23 août 2007
De Molle en plis sous le préau
Pleine de lumière et revenant d'été, blanchie
Encore vide en attendant, Molle enfant
sourit à la pluie, et pleure aussi, elle
me regarde de balance, de dos,
elle me regarde aussi
Dernier entrain, à quand rebondie ?
Gloire au matin, Molle attendrie s'affaire en couette, virgule des hanches, pourvu que trois.
la fin d'un semestre, on lit.

Par U - Publié dans : Paysage
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Lundi 8 janvier 2007
Cette après-midi, vers 16h40 heure locale,  en centre ville, j'ai vu un petit nain en trottinette.
Par Philippe U - Publié dans : Paysage
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Vendredi 8 décembre 2006

Samba de jour toujours, agrémentée sans contrôle par les sursauts surfaits de trente mous posés là en guimauve. Ecartées les horaires valeureuses Molle s’enchaîne à son gousset, par les hanches ces vallées blanches, rondes et ferrées un régal immaculé. Point ? un autre homme vin additionné de whisky Single Molle et lui dansent seul, repensant les Highlands faisant majuscule les moindres souvenirs, de ce nord pluvieux et vert le bonheur, de ces accents des couronnes, de ces paysans des rois, et d’eux des Brésiliens, Molle en samba dans tous les paragraphes. Et des épitaphes leurs vœux. Nous voulons pour elle un peu de tout, et le reste. C’est l’histoire de Molle qui m’a fait et que je veux voir grandir, c’est d’elle que je me raconte les demains, c’est un peu elle. Jeune fille si tu savais que je pars perdu comme annexé à cette dimension réagirais-tu ? En musique sans complexe et je t’entends déjà. Tous tes mots commenceraient par « re » regain, recommencer, revenir, renier, regret, mais tu parles mal quand tu chantes, toi Molle. Tu parles en diamant brut, déminé, non désiré, ne parle plus.

Par Philippe U - Publié dans : Claustrophobie
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Lundi 23 octobre 2006
Des ombres carrelées s'angoissent les nuages
Cachés des vues basses ils s'empêtrent les cheveux
et par ici en averses crépitent parmi les feux
les turbulences vénérées de tous les âges

Imagine une pluie portée par le remord
qui éviterait veinarde la boue et le sang
qui ne participerait jamais à aucun enterrement
mais qui puerait de loin la douleur et la mort

Et frissonnant tu verras sur toi couler
Les gouttes de là-haut, de ceux qui t'ont laissé

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Par philippe U - Publié dans : Claustrophobie
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Vendredi 1 septembre 2006
Ce soir, c'est la reprise du World Poker Tour sur Canal+. C'est une sacré bonne nouvelle.
Par philippe U - Publié dans : Polissage
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Dimanche 27 août 2006
Aux angles d’un visage elle griffonne ses pères
Avare d’écoute les oreilles froides MA s’enchaîne de mots
MA contrainte d’épiée se regarde dans nos yeux,
se parle à nous, se réfléchit
Et du miroir devenu je me brille d’elle
Qui s’éparpille, en chevrotine, en virgule, vapeur.

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Par Philippe U - Publié dans : Claustrophobie
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